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MAC

 

Aujourd'hui, la France compte plus de 300 MAC.

 

"MAC" pour "médecines alternatives et complémentaires".

 

Une nébuleuse de thérapies qui regroupe aussi bien l'homéopathie, l'ostéopathie et la phytothérapie

que les médecines traditionnelles comme la chinoise ou l'ayurvédique, d'origine indienne,

les thérapies dites "énergétiques", dont l'acupuncture et le shiatsu,

ou encore celles qui s'adressent à l'esprit, telle que l'hypnose.

 

Les MAC séduisent de plus en plus les Français.

 

On se fait hypnotiser avant une opération chirurgicale en complément ou remplacement de l'anésthésie, on fait des cures phytothérapiques de compléments nutritifs naturels pour booster ses défenses naturelles et/ou éviter carences et autres coups de fatigue, on avale des granules homéopathiques contre le rhume, on pratique le tai-chi pour garder la forme, etc.

 

En 2007, 39% des Français déclaraient avoir eu recours aux médecines naturelles au moins une fois dans l'année.

 

Pour accompagner cet engouement, les thérapeutes en médecines naturelles se multiplient, et nombre de médecins classiques s'y sont convertis.

 

Le Conseil national de l'ordre des médecins reconnaît et autorise quatre MAC : l'acupuncture, l'homéopathie, la mésothérapie et l'ostéopathie, qui seraient pratiquées par près de 24 000 médecins, soit un sur quatre.

A titre d'exemple, le président de l'Institut européen des substances végétales (IESV), le docteur Eric Lorrain, pratique et enseigne à ses confrères la phytothérapie, la diététique, la micronutrition, la médecine manuelle et sportive, l'acupuncture, la mésothérapie et la physiothérapie. "Grâce à cette palette de thérapies, je peux dispenser la meilleure médecine adaptée au cas de chacun de mes patients", explique-t-il.

 

La naturopathie fut quant à elle reconnue dès 1997 par le Parlement européen comme médecine non conventionnelle.

L’OMS l’a reconnue en 2001 comme une pratique de médecine traditionnelle, au même titre que la médecine chinoise et l’ayurvéda.

 

Si les médecines douces guérissent grâce à des moyens exclusivement naturels, leur but premier reste cependant de prévenir les maladies en aidant le corps à conserver, développer et consolider sa résistance naturelle.

Plusieurs dizaines d'hôpitaux en France accueillent désormais ces nouveaux thérapeutes.

 

À Cochin, dans son service d'urologie, le professeur Bernard Debré fait intervenir des naturopathes et sophrologues, prescrit parfois des plantes, propose massages ayurvédiques et shiatsu à son équipe.

 

A la Pitié-Salpêtrière, le service d'oncologie du professeur David Khayat bénéficie d'un acupuncteur et d'un hypnothérapeute.

 

 

Les raisons d'un succès

 

La déshumanisation de la médecine moderne est l'une des principales raisons du succès des MAC.

 

Le malade est souvent perçu comme un assemblage d'organes, de viscères et de fluides à traiter séparément, sans s'adresser à la tête.

 

À l'hôpital, le malade n'identifie même plus le médecin, qui s'efface derrière des machines intrusives qui ponctionnent, mesurent...

 

En ville, le médecin de famille est une espèce en voie d'extinction. En moyenne, un médecin consacre aujourd'hui seize minutes à son patient.

La médecine "scientifique" n'a pas perdu son efficacité, mais son humanité.

 

C'est cette dernière que beaucoup de patients recherchent dans les médecines douces qui se disent holistiques - considérant l'ensemble de l'individu et non une partie ou un organe en particulier - et s'adressent tant au corps qu'à l'esprit.

 

Les nouveaux outils d'exploration du corps telle l'imagerie médicale et les progrès en biologie ont permis de changer d'échelle, de constater que tout se joue au-delà de l'organe malade.

 

Les MAC bénéficient également de la suspicion grandissante envers les médicaments :

Selon un récent sondage Ifop, diminuer la consommation de médicaments aux effets indésirables souvent lourds est la première motivation des adeptes des médecines naturelles (39%).

 

 

Tout est lié, le corps, l'esprit, l'environnement.

On ne peut plus continuer à dissocier ces éléments si on veut soigner correctement nos patients.

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