top of page

Cancer, les étapes de la maladie

Les étapes

 

Différentes étapes ont été identifiées dans le développement d'un cancer : l'initiation, la promotion et la progression.

 

1) Dans un premier temps, il se produit une lésion majeure au niveau de l'ADN d'une cellule; il en résulte une transformation de cette cellule.

 

2) Dans un second temps, la cellule transformée se développe et prolifère en formant un groupe de cellules transformées identiques.

 

3) Enfin, dans un troisième temps, la cellule acquiert les caractéristiques d'une cellule cancéreuse : elle se multiplie de façon anarchique, en perdant en partie son caractère différencié (son identité liée au tissu auquel elle appartenait).

 

L'évolution se fait d'abord localement, puis peut s'étendre via le sang et la lymphe à d'autres endroits du corps, formant des tumeurs secondaires que l'on nomme les métastases.

 

 

 

Les caractéristiques de la cellule cancéreuse

 

Cette transformation de la cellule normale en cellule cancéreuse est généralement un processus long, pouvant parfois durer des dizaines d'années.

 

Au terme de cette transformation, la cellule cancéreuse a acquis un certain nombre de caractéristiques :

 

- son indépendance vis-à-vis des signaux qui régulent (favorisent ou freinent) habituellement sa croissance et sa division

 

- sa capacité à échapper au processus de mort cellulaire programmée

 

- sa capacité à se diviser indéfiniment.

Autre caractéristique remarquable, il arrive que les cellules cancéreuses perdent leur identité, autrement dit les caractéristiques propres aux cellules du tissu auquel elle appartenait.

 

En effet, notre corps est constitué d'environ 200 types de cellules différentes de par leur fonction ou leur spécialisation.

 

Une cellule de la peau, par exemple, n'a pas les mêmes caractéristiques qu'une cellule du muscle cardiaque.

 

Or, les anomalies génétiques répétées à l'origine d'un cancer transforment les cellules de sorte qu'elles perdent plus ou moins leurs caractéristiques d'origine.

 

Lors de la découverte d'un cancer, il arrive ainsi que l'anatomopathologiste, le médecin en charge de l'analyse microscopique, n'arrive plus à définir l'origine de la cellule; on parle de tumeur « indifférenciée ».

 

A l'inverse, certaines tumeurs sont constituées de cellules peu différentes de la cellule d'origine; elles sont dites « différenciées ».

 

Au sein d'une tumeur, la perte des caractéristiques d'origine des cellules, autrement dit la perte de leurs caractéristiques histologiques, constitue un des critères d'agressivité de la tumeur.

 

 

 

Le système immunitaire, barrière de défense naturelle

 

Toutes les cellules cancéreuses ne donnent cependant pas des cancers menaçant l'organisme.

 

Le système immunitaire du corps dispose en effet d'armes spécialisées, les « cellules tueuses », lesquelles sont capables de détecter les cellules anormales et de les éliminer.

 

C'est seulement si ces défenses immunitaires sont débordées que le cancer se développe. 

 

 

 

Description des étapes

 

En l'absence de traitement, la majorité des cancers (tumeurs dites « solides ») évoluent en suivant les mêmes étapes, mais à des vitesses très variables et selon des modalités propres à chaque type de cancer et à chaque individu.

 

C'est ce que l'on appelle l'« histoire naturelle » d'un cancer, c'est-à-dire son évolution spontanée en dehors de toute intervention :

 

- La maladie débute par une lésion précancéreuse, qui contient des cellules en cours de transformation. Toutes les lésions précancéreuses ne donnent pas forcément des cancers.

 

Une cellule cancéreuse apparaît et commence à se multiplier.

Dans un premier temps, la tumeur de petite taille reste localisée dans le tissu d'origine.

 

- La tumeur grossit et commence à envahir les tissus voisins.

 

- Les métastases apparaissent.

Souvent, elles touchent d'abord les ganglions lymphatiques, petits organes dispersés dans tout le corps et palpables au niveau du cou, de l'aine et des aisselles, jouant un rôle clé dans la lutte contre les infections.

 

Puis les métastases s'étendent aux autres organes.

Elles sont responsables de 90% des décès par cancer.

 

Une description par stade reposant sur l'étendue et le volume de la tumeur est parfois utilisée.

Elle distingue quatre stades :

 

    - le stade 1 qui correspond à une tumeur unique et de petite taille

 

    - le stade 2 qui correspond à un volume local plus important

 

    - le stade 3 qui correspond à un envahissement des ganglions lymphatiques ou des tissus avoisinants

 

    - le stade 4 qui correspond à une extension plus large dans l'organisme sous forme de métastases.

Des moyens d'action

 

Cette évolution n'est pas inéluctable : il existe différents moyens d'agir pour interrompre l'enchaînement des étapes.

 

La prévention consiste à ne pas s'exposer aux facteurs cancérigènes, comme le tabagisme, pour éviter l'apparition des lésions.

 

Le dépistage des lésions précancéreuses, lorsqu'il est possible, permet de les retirer avant qu'elles ne dégénèrent en cancer.

 

C'est ce que permet, par exemple, le frottis cervicovaginal (dépistage du cancer du col de l'utérus).

 

Plus fréquemment, le dépistage permet de détecter des petites tumeurs avant l'apparition de symptômes grâce à des examens tels que la mammographie (dépistage du cancer du sein).

 

Enfin, la détection précoce consiste à identifier les signes d'alerte dès leur apparition : ils varient d'un cancer à l'autre, mais il est important de savoir les reconnaître (toux persistante, présence de sang dans les selles, grosseur qui ne diminue pas…) et de consulter sans attendre.

 

Dans la majorité des cas, plus un cancer est soigné tôt, moins les traitements sont lourds et meilleures sont les chances de rémission.

© 2015 by Amandine DECLAIRCY all rights reserved.

bottom of page